Tania Langon, de la société Ayming, accompagne le Bureau du programme AKER dans le management du projet. Elle en connaît parfaitement le fonctionnement et en parle avec conviction.

Tania Langon

« Mon métier, c’est le management de l’innovation », déclare Tania Langon, consultante de la société Ayming, prestataire du programme AKER. « Il s’agit de contribuer à transformer une découverte scientifique en innovation ». Tania fait partie du département Subventions et Partenariats qui compte une trentaine de collaborateurs parmi les 1 500 présents chez Ayming au niveau international (16 pays). Elle exerce son métier dans le domaine des sciences de la vie (agronomie, santé, biotechnologies).

Management du projet

Au sein du programme AKER, Tania accompagne le Bureau (Christian Huyghe, Bruno Desprez, Vincent Laudinat) dans le management du projet. « Mon rôle, c’est le suivi financier, l’aide au reporting, la préparation des étapes-clés. J’apporte aussi des outils, des méthodes, une vision plus distanciée sur le projet ». Par exemple, Tania a mis en place un outil de management, le dashboard, qui permet de piloter le projet en fonction du Gantt, des milestones, des livrables. Elle suit les dépenses globalement et pour chaque partenaire, et vérifie la bonne adéquation des dépenses et des activités afin de sécuriser le versement de la subvention par l’ANR. Elle veille au respect du contrat et fait le lien avec le financeur (ANR). Elle contribue aux discussions sur la valorisation des résultats, le suivi des indicateurs, le management des données… des sujets qui lui tiennent à cœur. « Je viens en support de Bruno Desprez, qui est le véritable coordinateur du projet », poursuit-elle.

Tania Langon a suivi un parcours scientifique : thèse de sciences, post-doc à Cambridge, master d’intelligence économique, certification en management de projet. Elle parle volontiers des critères de réussite de l’exercice de son métier : « Une très grande écoute, pour traduire l’idée d’innovation en projet collaboratif susceptible d’obtenir un financement ; beaucoup de plasticité au niveau intellectuel en s’adaptant à chaque fois à de nouveaux sujets scientifiques à la pointe de l’état de l’art ; une prise de recul pour ne pas être noyé par la complexité des informations, envisager le projet dans sa globalité et prendre la mesure des risques ». Elle résume : « On intervient à trois niveaux : en amont, pour aider le porteur à mûrir et préciser son idée, y compris sur les aspects périphériques de la science (chaîne de valeur, partenariat, management de l’innovation, exploitation des résultats, accès au marché…) ; ensuite, pour l’aider à formaliser son projet en fonction du guichet de financement ciblé ; enfin, pour le management du projet, afin de garantir l’atteinte des objectifs et le respect des délais et des engagements contractuels, maximiser les résultats et les impacts, sécuriser le financement ».

Extrêmement riche

Imprégnée du programme AKER, Tania en parle avec conviction. « AKER est un projet interdisciplinaire qui œuvre pour une biodiversité utile et dont les retombées iront au-delà de la filière betterave. C’est un projet extrêmement riche et exemplaire à plus d’un titre : qualité scientifique portée par une appréciation critique des résultats au regard des objectifs du projet, quantité des résultats obtenus, management des données, puissance, diversité et quantité des outils et méthodes développés (imagerie, biostatistique, génétique, etc.). Il se caractérise encore par une volonté affichée de partager les résultats avec la communauté scientifique dans un contexte ouvert ». Le volet Formation y occupe une place prépondérante, ainsi que le volet Communication caractérisé par son programme pluriannuel. En bref, « AKER, c’est à la fois une culture open et un esprit critique ».

Si elle doit exprimer un vœu pour l’issue du programme AKER, Tania Langon déclare volontiers « qu’il ne faut pas en avoir une vision fermée ». Elle souhaite « qu’il appelle beaucoup d’autres projets et qu’on puisse dire qu’il n’est jamais fini ».